Quatre-vingts ans de vitrail, puis une table
Un atelier qui a serti du verre pour la cathédrale, un bail repris en 2021 et l'idée qu'un dîner et une partie de cartes peuvent tenir sous la même verrière.
Ce que contenait l'atelier
Derrière la devanture condamnée, il y avait deux établis de cinq mètres, un four à recuire hors d'usage et des casiers pleins de baguettes de plomb soigneusement rangées par épaisseur.
Le four est parti chez un ferrailleur, les établis sont devenus le comptoir et le passe de la cuisine. Les casiers tiennent aujourd'hui les jeux de cartes.
La verrière de toit était opaque de poussière. Un mois de nettoyage a suffi pour retrouver la lumière que les verriers cherchaient en s'installant ici.

Cinq personnes
L'équipe complète, cuisine et salle réunies.
Trente-deux couverts
La capacité de la salle à manger, en un seul service.
Six tapis
Le salon, derrière les cloisons, avec son propre rythme.
Trois choses que nous ne négocions pas
- Le jeu reste un jeu : aucune mise, aucun gain, aucune dette entre joueurs sous ce toit.
- La carte suit les hortillonnages : quand le légume manque, la ligne disparaît de l'ardoise.
- Le verre ancien passe avant le chiffre : on refuse une réservation plutôt que d'entasser la salle.